LAND OF SAR

Par Petra Seliška

Synopsis

Quand Zani et Zarif dorment à la belle étoile sous la surveillance de leurs chiens géants, à quoi rêvent-ils ?

Sur les hauts plateaux macédoniens mangoustes, moutons, brebis et chiens semblent unis dans un même mouvement, semblant appertenir à un monde dont ils sont les seuls habitants. Dans le ciel un aigle passe, plus bas dans les bois, on pense devenir une présence. Moutons et brebis se déplacent par vagues, ils sont très nombreux et semblent former une immense chorégraphie avec comme chef de ballet un grand chien majestueux pour les guider. On entend un sifflement. Arrive un petit homme muni d’une canne. Il dirige avec nonchalance le long cortège caprin. C’est Zani, qui fête ses douze ans cette année. Son grand frère Zarif n’est pas loin. Leur soeur Zakije les attend dans leur abris où elle fait du fromage. Elle est assise au milieu de murs de pierres dont les trous sont bouchés par des bâches en plastique, toit de tôle et poêle fumant autant dehors que dedans. Un monde où la vie des enfants s’organise visiblement sans aucun contrôle d’un adulte, articulée autour du travail et des tâches quotidiennes. Ils mènent alors une vie insouciante et ludique. Un soir, alors que ce petit univers d’enfants est bien instauré, la porte de l’abris s’ouvre brutalement. C’est l’oncle Bekhtir qui fait irruption et brise, par sa présence autoritaire, l’harmonie enfantine qui régnait jusque là. Il critique le travail des enfants, les oblige à commencer le travail plus tôt… Les enfants subissent cette présence en silence. L’hiver, on découvre que Zani, Zarif et Zakije s’ennuient. On découvre aussi le reste de la famille, entassés dans une petite maison. Le patriarche de la famille, le grand-père Muzafir surnommé «la banque», qui semble décider de tout avec bienveillance mais aussi fermeté. On quitte alors le monde des enfants pour rencontrer celui des adultes qui prend le contrôle du quotidien. Il sera question de l’utilisation rémunérée de la chienne meneuse de la meute pour la reproduction, de l’éducation des plus jeunes, du mariage à venir de Zakije… Les enjeux de maintient des traditions, de transmission et de sauvegarde d’un mode de vie ancestrale vont venir perturber ce qui semblait être un monde d’harmonie et de douce insouciance.

Petra est née à Ljubljana en Slovénie. En 2009, avec son compagnon Brand Ferro, elle créé le seul et unique festival de documentaires en Macédoine : MakeDox. Petra Seliškar réalise des documentaires et produit des films depuis 2003. Elle s’est révélée comme réalisatrice avec le film The grandmothers of revolution, dont la première mondiale a eu lieu à IDFA 2006 – Joris Evens competition. Elle a privilégié les collaborations au long terme avec des réalisateurs comme Claudia Tosi, Peter Zach, Damjan Nenadzič, ou Francesco FeiKiro Urdin. Tous ces films ont été primés et diffusés dans de nombreux festivals internationaux comme Mostar United à l’IDFA 2008, Beyond boundaries à Mannheim-Heidelberg, Diagonale Graz (AU), DOKFest Munich. Days of Madness inscrit à Locarno en 2009 a remporté le Vesna Award for Best Film. Petra est actuellement en postproduction de son quatrième long-métrage, «The body», co-produit avec la Croatie, projet qu’elle a développé à Ex oriente. Son dernier film en cours est «The Land Of Sar», coproduit en France par Cinéphage.

Générique

Co-production : Cinéphage et PPFP Ltd Skopje

Image : Brand Ferro et Samir Ljuma

Diffuseur : Les alchimistes films

Durée : 90″

Soutien

Avec le soutien du CNC, de la Région Sud et Procirep Angoa ,

Sortie

Février 2022